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Concertation sur l’avenir du cinéma

C’est ce qui justifie la tenue d’une assise sur le thème « industrialisation des métiers créatifs et conservation du patrimoine culturel » au stand cinéma le 12 novembre 2016

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 Le panel (Droits réservés)


Un panel de poids est constitué pour débattre du sujet, sous la modération du cinéaste Frank Olivier Ndema.
Le premier à prendre la parole fut le chercheur Européen Tevos Adrien. Lui dont les travaux portent sur « la conservation des archives du futur antérieur ». Il a exhorté les cinéastes locaux à faire des packs de conservation et à s’assurer de la qualité du matériel utilisé car souligne-t-il: « Les images ont une durée limitée ».


S’en suit alors la leçon du Directeur de l’ESSTIC, le Pr Laurent Charles Boyomo Assala. Dans son exposé, l’enseignant a rappelé la différence entre les œuvres de flux et de stock aux hommes du 7ème art. Il les a par ailleurs appelés à plus de marketing pour qu’ils puissent vivre de leur art.


L’ambassadrice de l’UE au Cameroun Françoise Collet prendra ensuite la parole. Après le déroulé des activités de l’UE au pays, elle a exhorté les camerounais à valoriser leur culture avant d’attendre une quelconque subvention de l’extérieur. Exhortation qui trouve son sens car la culture ne représente que 0,2% du PIB au Cameroun alors qu’on dispose d’un patrimoine culturel riche et diversifié. Après une question de la réalisatrice Marie-Noel Niba, elle a informé le public que le prochain appel à financement participatif de l’UE aura lieu en début 2018.


Quant au Directeur d’Ecobank, il rassure que sa banque soutient la culture à travers le produit de transfert des fonds et le sponsoring des évènements culturels.


Le dernier à prendre la parole sera l’acteur/producteur et scénariste Nkanya Nkwai. Dans une intervention riche en émotions et en présence du Minac, il s’est indigné du fait qu’Ecobank utilise une sénégalaise pour leurs affiches publicitaires au détriment des acteurs locaux.  Le cinéaste a par ailleurs évoqué les conditions précaires de leur activité et sollicité le gouvernement à plus d’attention. Pour lui, l’Etat doit mettre en place un certains nombres de mesures pour accompagner le secteur cinématographique et développer les secteurs de distribution et de vente.

De nombreux cinéastes ont pris part à cette rencontre parmi lesquels Arthur Si Bita.

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Arthur Si Bita au milieu (Droits reservés)


Ce sera d’ailleurs sa dernière sur terre.



Maimounatou Bourzaka