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Rific 2018 : une édition emprunte d’inédits

De nombreux films seront présentés en exclusivité durant cet acte qui se déroulera du 27 octobre au 3 novembre à Yaoundé et Douala.

 

RIFIC 2018

Affiche officielle Rific 2018 (Droits réservés)

 

Les festivals se suivent au Cameroun, mais ne se ressemblent pas. Une semaine après la deuxième édition du Festival du cinéma d’animation africain de Yaoundé, c’est au tour des courts métrages d’entrer en scène. C’est à la faveur des Rencontres internationales du film court en abrégé Rific. Comme à l’accoutumée, le festival se tiendra sur une semaine, notamment du 27 octobre au 03 novembre. Les grandes articulations de cette 14e édition, qui se veut riche en innovations, ont été dévoilées jeudi dernier au Goethe Institut de Yaoundé.

 

Premier arrêt, la qualité des films en sélection officielle. Il s’agit des productions cinématographiques réalisées par la crème des nouveaux porte-étendard du cinéma camerounais. Parmi lesquels « Ashia » de Françoise Ellong, le film qui a représenté le Cameroun à la dernière édition du Fespaco dans la catégorie « Court métrage » ; « Le prince de Genève » de Michel Kuate, le dernier film dans lequel l’acteur Gabriel Fomogne de regrettée mémoire a campé un personnage ; « Rancœur » de Blaise Option ; le réalisateur dont les films crèvent l’écran depuis quelques années ; « Angles » de Frank Thierry Léa Malle, lauréat du prix « 10 jours pour un film », pour ne citer que ceux-là. A côté des films camerounais, le Rific accorde également une part belle aux meilleures sélections des festivals partenaires. On y retrouvera par exemple « La der des der » du réalisateur français, Patrice Guillain.

Autre innovation, la délocalisation du festival à Douala. Une aubaine pour les cinéastes et les cinéphiles de la capitale économique du Cameroun qui se plaignaient de la concentration des festivals à Yaoundé. Les films en sélection seront projetés à la Maison des jeunes et de la culture, la délégation régionale des Arts et la Culture et dans certains établissements scolaires à travers le concept « Ciné-école ».  

 

S’agissant des conférences et autres activités, le Goethe-Institut Kamerun servira de cadre aux projections des 16 films en compétition. Ce centre culturel allemand soutiendra également l’atelier de formation sur la prise de son animé par l'ingénieur de son camerounais, Hervé Guemete.  Le village du festival sera érigé dans les locaux de l’Atelier 4 sis à Bastos. Rendez-vous ce samedi à partir de 19h pour une soirée haute en couleurs !

 

Maimounatou BOURZAKA