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Emma Lohoues : « Le cinéma camerounais gagne de plus en plus en maturité »

 

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«Je n’aimerais pas être à la place du jury des films camerounais». C’est la principale phrase qui ressort des échanges entre les cinéphiles au sortir des projections de films en lice à la 24e édition du Festival Ecrans Noirs. Ceci, du fait de la qualité technico-artistique des productions en compétition. La lourde responsabilité de déterminer les meilleurs films camerounais de l’année 2020 revient au jury que préside l’actrice et influenceuse web ivoirienne, Emma Lohoues. La maîtresse de cérémonie au Festival Ecrans Noirs 2012 devra compter sur ses compétences acquises au fil des plateaux de tournage des séries à succès «Classe A» de Armand Brice Tchikamen, «Assinie» de Erico Seri, «Aïssa» de Jean Roke Patoudem et «Villa Karayib» de Gwendal Pointeau. Sans oublier les longs métrages «Les sauvages» du regretté Didier Ndenga, «Braquage à l’Africaine» et «Le Mec idéal» de Owell Brown. Autant de rôles qui lui ont valu de nombreuses distinctions de par le monde et la participation à plusieurs festivals de référence. La meilleure comédienne au Festival International du Film de Khouribga en 2011 et meilleure actrice au 20ème China Golden Rooster & Hundred Flowers Film Festival 2011 sera accompagnée au jury du Festival Ecrans Noirs par des d'autres personnalités du cinéma africain à l'exemple de l’actrice émérite sénégalaise Roukya Niang. A quelques heures de la soirée de distinctions qui se tiendra au palais des Congrès de Yaoundé, Emma Lohoues a accordé une interview à Cinecamer. Elle évoque son regret de ne pas pouvoir être présente au Cameroun pour prendre part à cette grand-messe du cinéma africain et communier avec ses fans. Elle parle également du processus de visionnage des films en compétition et de son projet de venir tourner au Cameroun.

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Vous avez été désignée présidente du jury « Long métrage Cameroun », « Court et long métrages Afrique centrale » Ecrans Noirs 2020. Comment avez-vous appris la nouvelle ?

Par le Délégué Général lui-même, Monsieur Bassek Ba Kobhio. Je suis très honorée d’avoir été sollicitée pour présider le jury de «Long Métrage Cameroun» et celui de «Long et Court métrage d’Afrique centrale».


Il a été indiqué que vous ne pourriez pas être au Cameroun durant le festival. Qu'est-ce qui justifie votre absence aux Ecrans Noirs, surtout sachant que vous avez énormément de fans ici et connaissant votre attachement à vos «Emaluv» ?

Non seulement j’ai, comme vous le dites, énormément de mes «Emaluv» mais j’ai une relation affective avec le Cameroun. Je voulais venir au Cameroun en courant. Mais, c’est le Festival Ecrans Noirs qui m’a demandé de ne pas venir pour cause de pandémie du coronavirus.


Comment s'est effectué le travail du jury comme vous n'avez pas pu vous réunir en présentiel ?

Je suis très studieuse et je prends à cœur mes engagements. J’ai reçu des liens pour visionner les films de mes catégories, et je me suis enfermer pour le faire. Par la suite nous avons délibérer par visioconférence avec les membres de mon jury. Je tiens aussi à signaler que j’avais déjà été membre du jury de «Court-métrage» aux Ecrans Noirs 2012 ». Donc ce n’est qu’une confiance que Monsieur Bassek Ba Kobhio me renouvelle cette année.

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Le cinéma camerounais est un domaine auquel vous vous frottez depuis quelques années. On vous a vue dans des films et séries des Camerounais, Notamment "Aissa" de Jean Roke Patoudem, qui par ailleurs est votre agent. Vous avez aussi été maîtresse de cérémonie du festival Ecrans Noirs il y a quelques années. Quel regard serez-vous aujourd'hui pour le cinéma Made In Cameroon ?

Oui, j’avais été Maîtresse de Cérémonie du festival Ecrans Noirs en 2012. Un an plutôt j’avais découvert le Cameroun grâce au film « Le Mec Idéal» qui y était en compétition officielle et dans lequel j’incarne le rôle principal. Vous voyez que mon amour avec le Cameroun ne date pas d’hier et surtout mon papounet (agent) est camerounais. Et je vais avouer que depuis cette période jusqu’à aujourd’hui, le cinéma camerounais gagne de plus en plus en maturité. Il a bien progressé au niveau de la technique et de la qualité artistique. J’ai visionné les films et  je peux vous dire que j'ai découvert de belles mises en scène sur des scénarii bien ficelés.

Quels sont vos projets ?
La situation sanitaire actuelle dans le monde a fait reporter beaucoup de projets me concernant mais rassurez-vous, je viendrai bientôt tourner au Cameroun.

 

Maimounatou BOURZAKA