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31 femmes du cinéma camerounais : Marie Nadège Tsogo, l’historienne

Telle une gardienne, la doctorante détient tous les secrets du cinéma camerounais. Elle est par ailleurs productrice.

Marie Nadege Tsogo

Comment a été réalisé le premier film camerounais ? Combien de salles de cinéma comptaient le Cameroun avant le vent de fermeture qui a soufflé à la fin des années 90 ? Pourquoi les Camerounais ont-ils déserté les salles obscures ? Quel réalisateur camerounais a reçu le plus de financement pour la production de son film ? Qu’est ce qui empêche la mise sur pied d’une véritable politique culturelle au Cameroun ? Il ne s’agit pas d’une évaluation. Mais des questions auxquelles Marie Nadège Tsogo Momo apporte des éléments de réponse au quotidien. En effet, la belle dame est la première historienne du cinéma camerounais. Elle est doctorante à l’Université de Yaoundé I.

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Ne vous fiez donc pas à son air de timide. Ne vous laissez pas berner non plus par son sourire angélique. C’est une beauté à la matière grise impressionnante. Quand elle n’est pas sur le campus pour peaufiner sa thèse, la chercheure en cinéma dispense les cours l’Institut de formation et de conservation du patrimoine audiovisuel de la Crtv à Ekounou. Elle travaille également à la direction des programmes de la chaîne de télévision nationale. Rapprochez-vous donc d’elle pour toutes les informations liées à la diffusion de vos films et séries sur la Crtv. Ses nombreuses années sur les bancs et dans les bouquins lui ont permis de se lancer dans la production. Ceux qui ont regardé « Our Wishes » de Jean-Pierre Bekolo ont vu son nom défiler sur le générique. Devant la caméra, la grande amie du regretté Arthur Si Bita a fait des apparitions dans quelques films. Le tout, dans la discrétion.
Altruiste à souhait, Marie Nadège Tsogo Momo n’hésite pas à accorder de son précieux temps à tous les jeunes qui la sollicitent. Elle est l’auteure de nombreux articles. Notamment, « De l’appropriation ou non de l’émergence dans les films camerounais (1962-2010) : Essai d’analyse historique » et « Le cinéma au Cameroun français (1935-1960) : Un outil au service de la puissance coloniale ».

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Petite, mais poignante, la jeune dame conduit les colloques internationaux du Festival Ecrans Noirs depuis sa 20e édition. Parallèlement, elle ne rate pas les autres colloques. C’est pour cette raison que vous la verrez toujours au Fespaco à Ouagadougou ou aux Journées du Cinéma de Carthage où elle gratifie les participants de son savoir. Cinéphile de première heure, elle ne rate pas une occasion regarder un film en salle. L’historienne du cinéma camerounais a d’ailleurs été membre du jury de plusieurs festivals. Le prochain en date est le Cabaret du film qui se tiendra à Edéa dans les prochains jours. Elle fait également partie des figures de l’ombre des Journées du jeune cinéaste. Comment ne pas lui faire une fleur en mois consacrée aux amazones du cinéma camerounais !

  

Maimounatou BOURZAKA