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31 femmes du cinéma camerounais : Tatiana Matip, le phénix

L’actrice au talent incommensurable crève l’écran depuis sa révélation au grand public à travers « Confidence » de Cyrille Masso.

Tatiana Matip

Depuis sa révélation au grand public à travers « Confidence » de Cyrille Masso, les professionnels du cinéma et les cinéphiles ne tarissent pas d’éloge à son endroit pour sa justesse dans le jeu, sa finesse à l’écran et sa capacité à incarner des rôles sans réserve. Elle est la comédienne par excellence qui arrache le sourire ou une larme au cinéphile en fonction des émotions qu’elle transmet à travers ses performances. L’on se souvient encore de sa prestation magistrale dans « Ne crains... rien je t’aime » de son ami de longue date, Thierry Ntamack, qui lui a valu le prix de la meilleure interprétation féminine à la dernière édition du Festival Yarha. Une distinction couronnée par un voyage à la prochaine édition du Festival de Cannes.
C’est à travers le réalisateur Cyrille Masso que la jeune passionnée de théâtre a fait son entrée dans le 7e art. Il l’a découverte en 2001, alors qu’elle était encore étudiante en biochimie à l’Université de Yaoundé 1. C’était dans le cadre d’un casting pour une publicité de Nescafé. Tatiana n’a malheureusement pas été retenue pour la circonstance. Mais, elle a réussi à impressionner le directeur de casting qui a décidé de faire éclore le talent qui sommeille en elle, en lui donnant l’un des principaux rôles de « Confidence ». Un coup d’essai qui s’est avéré un coup de maître. Le long métrage a remporté le prix spécial du jury au Fespaco 2007 et a permis de braquer les projecteurs sur les jeunes acteurs qui ont porté le film. Notamment, Thierry Ntamack, Koppo et Tatiana Matip.
Son jeu d’acteur remarquable lui a valu des rôles dans « Les oreilles » de Gilbert Babena, « Au bout de la nuit » de Claude Ndolo, « Psikoz » de Ntamack, « Mémoire de Sang » de Narcisse Wandji, « Au bout de la nuit » de Claudia Ndolo et « My African Dream » de Gervais Djiméli Lekpa.
Tatiana Matip est restée en retrait pendant une décennie avant de revenir au-devant de la scène en 2018 dans « Glass House » de Noella Ngunyam. Ce fut la « renaissance d’une étoile du cinéma camerounais ». Depuis lors, elle a été à l’affiche de « Angle » du réalisateur Frank Thierry Léa Malle, « Ne crains... rien je t’aime » de Thierry Ntamack et « Innocent(e) » de Frank Thierry Léa Malle.

Tatiana Matip 1
Malgré son talent, elle ne cesse de se perfectionner au quotidien en participant à des ateliers de formation ou en accompagnant ses cadets du métier. C’est dans le même ordre idée qu’elle a lancé Tatian’Art ciné il y a quelques années. Reconnu pour son humilité légendaire et son altruisme, elle a formé des jeunes lors de la deuxième édition du « Actors Powers Up Workshop », tenu en novembre 2018 à Yaoundé.
Née le 05 janvier 1983 à Edéa, Tatiana Friede Matip est passionnée de lecture, de voyage et bien évidemment de cinéma.

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  Maimounatou BOURZAKA