Réalisateurs documentaristes : une nouvelle cuvée sur le terrain

Des jeunes de moins de 35 ans, issus de plusieurs pays d’Afrique, viennent formés d’être dans le cadre du projet Impala, piloté par Les Ateliers Varan, Docmonde et L’Association des réalisateurs documentaristes camerounais.

Steve Kamdeu est un réalisateur et scénariste à la réputation établie dans le domaine de la fiction. Lauréat du concours « 10 Jours pour 1 Film » organisé par le Festival Ecrans Noirs en 2017 avec son court métrage « Toi et moi » et vainqueur du Prix spécial du jury Dakar Court en 2018, entre autres, il a décidé, durant 50 jours, d’éteindre les lampions sur ses compétences dans la réalisation et l’écriture de scénario des films de fiction pour acquérir des connaissances dans le domaine du documentaire. Il fait partie des 16 jeunes de moins de 35 ans formés par Linda Attab, Dominique Paris, Jean Marie Teno et Yves de Peretti dans le cadre du projet Impala, piloté par Les Ateliers Varan, Docmonde et L’Association des réalisateurs documentaristes camerounais (ARDC).
Durant 50 jours (du 28 mars au 14 mai), ces documentaristes en herbe ont reçu des rudiments sur les fondamentaux du cinéma documentaire, l’élaboration des projets de film, l’initiation aux techniques de tournage des films et bien d’autres. Autre notion acquise, le travail d’équipe. Durant les tournages, Chaque participant effectue la prise d’image de son propre film. En parallèle, il assure la prise de son sur les tournages des autres participants. « En quittant le Congo brazza, j’avais une idée vague du documentaire. J’étais animé par cette soif de découvrir l’autre dans sa différence et sa beauté et je remercie les promoteurs du projet Impala pour cette belle initiative », a indiqué Ralf Lhyliann, participant à l’atelier. Ce fut aussi une grande première pour la Centrafricaine Nephtalie Tyrana Tobona qui a ému le public le 14 mai dernier à l’Institut français de Yaoundé lors de la projection de son documentaire intitulé « Laissés pour compte », qui braque les projecteurs sur les conditions de vie des réfugiés centrafricains à Yaoundé. Elle a d’ailleurs confié qu’elle ne s’arrêtera pas à ce premier essai et qu’elle compte bien donner de sa voix pour un monde meilleur à travers le documentaire.
A l’issue de cette formation de sept semaines, 10 courts métrages de 26 à 36 minutes ont été produits par les participants venus de plusieurs pays d’Afrique. Ces films abordent des thématiques qui s’inspirent de notre quotidien. Notamment, les violences conjugales, les conditions de de vie des veuves et des orphelins, les problématique d’accès à l’eau potable à Yaoundé et la maternité précoce. Un happy end pour la nouvelle présidente de l’ARDC Edwige Nzoutap Yempmo qui peut enfin souffler après des mois de dur labeur. « Nous sommes très fiers de ces 10 nouveaux films. Ça a été sept semaines d’apprentissage. Bien qu’étant à la coordination, nous étions au four et au moulin. Quant aux films réalisés par les participants, ils rejoindront les 60 films du catalogue du projet Impala et vont suivre le circuit de distribution en passant par les festivals et tous les espaces de diffusion possibles », a-t-elle indiqué, toute émue.

 

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